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Cinq mythes sur le dépistage d’alcool et de drogues

1. Le processus de dépistage d’alcool n’est pas exact puisque les facultés ne sont pas affaiblies tant que le taux d’alcoolémie n’a pas attaint 0,08.

Des études démontrent que la capacité de conduite peut être sérieusement réduite par un taux d’alcoolémie bien inférieur à 0,08. En fait, à 0,04, il devient plus difficile de voir, de traiter l’information et d’exécuter des tâches multiples. C’est pourquoi il est courant au Canada de fixer à 0,04 le taux d’alcoolémie constituant une infraction à la politique, comme c’est le cas en vertu des règlements du département des Transports américain (DOT). En raison des risques qui existent pour la sécurité à un taux d’alcoolémie inférieur à 0,04, lorsqu’un test de dépistage d’alcool révèle un taux d’alcoolémie de 0,02 à 0,39, il est interdit aux chauffeurs de véhicule commercial assujettis de conduire pendant 24 heures en vertu des règlements du DOT, et les titulaires de postes à risques pour la sécurité ou les personnes qui travaillent dans un site à haut risque doivent être retirés de leurs fonctions conformément à la politique de certaines entreprises non assujetties aux règlements du DOT.

2. Le processus de dépistage de drogues n’est pas exact puisque les faux positifs sont fréquents.

La haute technologie utilisée pour analyser les échantillons aux laboratoires agréés par le HHS (département de la Santé et des Services sociaux américain) — l’étalon de référence en Amérique du Nord — a un taux de précision de plus de 99 %. Les tests de dépistage d’urine au point de service sont légèrement moins précis, mais demeurent très fiables. Le processus strict de prélèvement et de chaîne de possession, ainsi que l’examen des résultats par le médecin examinateur réduisent encore plus la probabilité d’un faux positif. Si le résultat est positif, le donneur d’échantillon peut contester les conclusions du laboratoire en demandant au médecin examinateur d’analyser un échantillon fractionné dans les 72 heures suivant la communication du résultat. L’échantillon fractionné sera analysé ou, s’il y a lieu, l’échantillon original sera analysé de nouveau si l’échantillon a été recueilli dans un seul flacon.

3. Bien des produits peuvent camoufler la drogue.

Il est vrai que de nombreux produits sur le marché ont pour but d’aider à « tricher » à un test de dépistage de drogues. Cependant, durant le processus de prélèvement et l’analyse, des mesures sont prises pour reconnaître les tentatives d’altération de l’échantillon. Par exemple, l’échantillonneur vérifie la couleur et la température de l’échantillon, et peut demander un deuxième échantillon s’il détecte des signes d’altération. Le laboratoire effectue également un test de validité pour déterminer si des adultérants ou des substances étrangères ont été ajoutés à l’urine, ou encore si l’échantillon a été dilué ou substitué.

4. La fumée secondaire entraînera un résultat positif à un test de dépistage de drogues.

Des études scientifiques ont conclu que la CG / SM effectuée par les laboratoires agréés par le HHS pour confirmer un test positif exclut l’exposition à la fumée secondaire comme seule raison d’un résultat positif. Autrement dit, lorsqu’un laboratoire agréé par le HHS déclare un résultat de test positif, c’est qu’il y a eu consommation directe de drogue, que le donneur d’échantillon ait été ou non exposé à la fumée secondaire.

5. La consommation de bagels aux graines de pavot entraînera un résultat positif à un test de dépistage de drogues et constituera toujours une infraction aux règles de dépistage du DOT ou à la politique de l’entreprise.

Les graines de pavot contiennent de la morphine et, dans certains cas, de la codéine, et ces substances sont parfois en quantité suffisante pour déclencher un résultat positif en laboratoire. Cependant, au-delà de certains niveaux quantitatifs, la consommation de graines de pavot n’explique pas à elle seule le résultat de test obtenu. Lorsque le médecin examinateur reçoit un résultat de test positif (y compris le niveau quantitatif de la drogue détectée), il communique avec le donneur d’échantillon et lui donne la possibilité de fournir une raison valable pour expliquer les conclusions du laboratoire. Si la consommation de graines de pavot est la seule explication donnée pour un test de dépistage de morphine et(ou) de codéine positif et que les niveaux quantitatifs correspondent à la consommation de graines de pavot, le médecin examinateur jugera que le test est « négatif » et déclarera un test « négatif » à l’employeur. Si les niveaux quantitatifs ne cadrent pas avec la consommation de graines de pavot comme seule justification du résultat de test obtenu et qu’aucune autre explication médicale valable n’est donnée, le médecin examinateur déclarera un résultat de test « positif ».