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La famille d’une victime prétend que le chauffeur impliqué dans l’accident d’autobus mortel à Ottawa était « malade » et s’est endormi

Malgré le ralentissement des initiatives visant à mettre en œuvre des exigences précises quant au dépistage de l’apnée du sommeil chez les pilotes et les conducteurs aux États-Unis, les arguments en faveur du traitement de la fatigue dans le cadre de l’évaluation globale de l’aptitude à l’emploi avant l’affectation à un poste critique pour la sécurité ne cessent de s’accumuler.

Pas plus tard que la semaine dernière, la famille d’une des victimes de la collision survenue entre un autobus et un train à Ottawa a intenté une poursuite contre la Ville d’Ottawa et le conducteur de l’autobus pour négligence, affirmant que la fatigue a joué un rôle dans l’accident. Dans la poursuite, on allègue que le conducteur « était malade et s’est endormi au volant ». On prétend aussi que la Ville d’Ottawa a laissé conduire le chauffeur alors qu’elle aurait dû savoir qu’il avait peut-être les facultés affaiblies. Bien que la véracité de ces accusations n’ait pas été prouvée en cour, l’affaire devrait rappeler aux employeurs l’importance de s’assurer que les titulaires de poste critique pour la sécurité sont aptes à l’emploi.

La famille du chauffeur d’autobus de 45 ans affirme que celui-ci était traité pour le diabète de type 2, maladie courante chez les conducteurs d’autobus et de camion. L’apnée obstructive du sommeil (AOS), importante cause de fatigue, est également assez répandue chez les conducteurs atteints de diabète. En fait, selon la Fédération internationale du diabète, jusqu’à 40 % des gens qui font de l’AOS souffriront aussi du diabète. Cela montre bien qu’il est important de ne pas traiter la fatigue comme un symptôme isolé ; elle devrait être intégrée à l’évaluation globale de l’aptitude à l’emploi qui permet de cerner d’autres maladies ou troubles de santé potentiellement affaiblissants.

Voici quelques-uns des signes à surveiller si vous croyez que vous, un être cher ou un collègue souffrez de fatigue :

  • Symptômes physiques : Courbatures ou douleurs musculaires, maux de tête, étourdissements, perte d’appétit, faiblesse musculaire, incoordination main-œil, réflexes lents, temps de réaction prolongé et vision floue. Il est aussi possible que vous soyez plus souvent malade.
  • Symptômes mentaux et affectifs : Difficulté à prendre des décisions, irritabilité ou humeur changeante, dépression ou anxiété, erreurs de jugement, étourderie, manque de mémoire, perte de mémoire à court terme et manque de concentration.
  • Éléments déclencheurs liés au travail : Longs quarts de travail, heure des quarts de travail (p. ex. quart de nuit), période de récupération insuffisante entre les quarts de travail, pauses insuffisantes durant les quarts de travail, tâches ennuyantes et répétitives, et tâches exigeantes sur le plan physique.
  • Éléments déclencheurs non liés au travail : Piètre qualité du sommeil, perte de sommeil, besoins familiaux, occupation d’emplois multiples, temps de déplacement pour se rendre au travail et en revenir, et troubles du sommeil.

N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions sur la fatigue, l’apnée du sommeil ou l’aptitude à l’emploi en général, ainsi que sur les mesures que vous pouvez prendre pour atténuer les risques associés aux troubles du sommeil.