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Nouvelles directives à l’horizon aux États-Unis en ce qui a trait au dépistage de drogues

Les tests salivaires, de cheveux, ainsi que pour d’autres médicaments d’ordonnance à base d’opiacés pourraient faire partie des programmes de dépistage de drogues du DOT dans un avenir rapproché. L’administration américaine en toxicomanie et services en santé mentale (SAMHSA) se prépare à appliquer les changements proposés qui pourraient avoir un impact sur les compagnies règlementées par le DOT et même en milieu de travail non-DOT au Canada et aux États-Unis. SAMHSA est la branche législative du gouvernement américain qui établit les lignes directrices scientifiques et techniques pour le dépistage de drogues en milieu de travail, ainsi que les standards pour la certification des laboratoires qui effectuent les analyses pour le dépistage de drogues en milieu de travail. Dans ce communiqué, nous examinerons brièvement les changements proposés par SAMHSA.

Les employeurs assujettis à la réglementation du DOT doivent se rappeler qu’il s’agit pour l’instant de règlements proposés, et non pas de la règle. Cependant, puisque le DOT doit suivre les directives scientifiques de SAMHSA pour le dépistage de drogues règlementé par le DOT, les employeurs canadiens et américains règlementés par le DOT devraient être conscients des enjeux importants que SAMHSA est en train d’envisager. Si les règlements proposés sont approuvés, les employeurs assujettis à cette réglementation, ainsi que les fournisseurs de services en dépistage de drogues devront se conformer à toutes les dispositions de la législation. Des nouvelles lignes directrices entourant le dépistage de drogues dans l’urine et salivaire pourraient très bien également servir de modèle pour l’ensemble des programmes canadiens en milieu de travail (non règlementés DOT ). Il est également probable que ces changements seraient reflétés dans le modèle canadien pour fournir un milieu de travail sécuritaire.

Dépistage de drogues dans l’urine

Les modifications proposées par SAMHSA, au modèle de dépistage de drogues dans l’urine, incluent des changements dans les méthodes et les analytes du test de drogues initial et de confirmation, en révisant les valeurs limites pour l’émission des résultats d’un spécimen adultéré basé sur un niveau de pH faible, et en révisant les exigences de requalification des individus agissants comme MRO. Il y a de nombreux points complexes en cours de révision. Afin d’évider toute confusion en ce qui a trait aux détails, il est préférable d’attendre la réglementation finale adoptée avant de vous décrire ces nouvelles exigences.

De plus, SAMHSA considère également la possibilité d’élargir la liste des drogues qui doivent être testées à travers l’échantillon d’urine pour inclure d’autres médicaments d’ordonnance d’opiacés (C’est-à-dire l’hydrocodone, l’hydromorphone, l’oxycodone et l’oxymorphone), et a également développé des lignes directrices proposées pour ces drogues. Actuellement, le profil toxico 5 analysé en laboratoire est le seul type de dépistage de drogues pour lequel SAMHSA a établi des lignes directrices scientifiques et techniques, incluant les niveaux de valeurs limites. Sous les lignes directrices proposées par SAMHSA, ces médicaments d’ordonnance supplémentaires pourraient également être testés à travers le test salivaire.

Dépistage de drogues salivaire

SAMHSA a émis des modèles proposés, ainsi que des exigences techniques relatives aux dispositifs de prélèvement pour les tests salivaires, incluant des changements dans les méthodes et les analytes du test de drogues salivaire initial et de confirmation, ainsi que le processus de révision effectué par le Médecin vérificateur (MRO).

Il est important pour les employeurs non règlementés DOT de noter que les valeurs limites proposées par SAMHSA pour la confirmation du test salivaire pour le THC est plus bas que pour les programmes en milieu de travail qui essaient d’identifier la présence probable de drogues dans l’organisme à l’intérieur de 4 heures avant le test. La valeur limite plus basse proposée par SAMHSA se traduit en une fenêtre de détection plus longue, ce qui signifie que le test ne peut pas être utilisé pour vérifier s’il y a présence immédiate de drogues au moment même où le test est effectué. En ce qui a trait au test d’urine, le but premier est d’identifier des comportements à risques, et non pas la présence de drogues. Cependant, cela dit, nous ne saurons pas la valeur limite précise qui sera utilisée avant l’adoption de la réglementation finale.

Dépistage de drogues dans les cheveux

SAMHSA a récemment indiqué qu’elle entend revoir et développer un modèle pour le dépistage dans les cheveux. Si SAMHSA approuve le dépistage dans les cheveux comme une méthode viable pour le dépistage de drogues, cela pourrait vraisemblablement devenir un modèle acceptable pour les employeurs assujettis à la réglementation du DOT. Tout comme pour le dépistage salivaire, le DOT devra encore en approuver officiellement l’acceptation pour son programme de dépistage le moment venu, à travers son propre processus de réglementation ou ses déclarations applicables. Il y a déjà un projet de loi sur le tapis devant le sénat américain. Si celui-ci était accepté, cela permettrait aux employeurs assujettis à la réglementation du DOT d’utiliser le dépistage dans les cheveux comme moyen alternatif au dépistage de drogues dans l’urine; cependant, des normes scientifiques de dépistage acceptables pour un tel test devraient tout de même être développées et présentées.

Quelles seront les prochaines étapes?

Pour permettre l’évaluation de la crédibilité, l’applicabilité, ainsi que la viabilité de ces changements, SAMHSA a demandé de l’information de la part des parties prenantes de l’industrie et du public en général, relativement à sa proposition de dépistage salivaire et de ses règles renforcés en matière de dépistage d’urine. Elle a également demandé des commentaires sur l’usage potentiel d’échantillons de cheveux pour le dépistage de drogues (SAMHSA sollicite des commentaires sur le prélèvement d’échantillons de cheveux, la préparation des échantillons, les analytes, les valeurs limites, la validité du spécimen, ainsi que sur l’analyse initial et de confirmation). Le processus pour toutes ces méthodes de dépistage et ces profils toxicos améliorés impliquent l’évaluation de la soutenabilité scientifique par l’étude de leur méthodologie scientifique, ainsi que du caractère juridique défendable.

Pour l’instant, il n’y a aucune date officielle d’émise par le DOT pour “le besoin de se conformer” ou “l’approbation pour usage” relativement à l’inclusion proposée du dépistage salivaire ou du profil toxico renforci pour le dépistage des opiacés. Le dépistage dans les cheveux est présentement dans sa phase initiale de révision pour considération et cela prendra vraisemblablement un bon moment avant qu’il soit rendu au même stade que le dépistage salivaire qui est presque dans sa phase d’approbation final.

L’équipe DriverCheck revoit présentement toutes les réglementations proposées et se prépare à émettre des commentaires lorsque approprié. Nos commentaires, si émis, seront affichés le mois prochain dans la section de notre site web. Si vous désirez émettre vos propres commentaires, vous pouvez le faire ici même.